Eté

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La vie est remplie d'éclats de lumière si on veut bien les voir!
La beauté de la nature, la créativité des humains, la tendresse des animaux et certaines pensées sont là sur ce blog pour nous le rappeler tous les matins!

30 mars 2012

Myles Pinkney

Loie Fuller











Loie Fuller a inspiré de nombreux artistes



Loïe Fuller, née Mary Louise Fuller, était une danseuse américaine originaire de Fullersburg dans l’Illinois. Née en 1862 elle se fait connaître en tant que comédienne en octobre 1891, lors de la création de la pièce Quack Medical Doctor à Holyoke, dans le Massachusetts. Rêvetue d’une longue chemise de soie blanche, elle improvise de grands mouvements pour interpréter une femme sous hypnose. Le public réagit alors spontanément en s’écriant « Un papillon !… Une orchidée !… ».
C’est ainsi qu’elle crée sa première chorégraphie, la Danse serpentine, au Park Theatre de Brooklyn, à New York, le 15 février 1892.
La même année Fuller vient en Europe pour s’installer à Paris. Elle débute aux Folies Bergères et devient rapidement l’une des artistes les plus importantes et les mieux payées dans le monde du spectacle.
A l’occasion de la grande Exposition universelle de 1900 Loie Fuller danse sous la lumière d’un arc électrique dans un palais de verre, construit par Saint-Gobain et la verrerie de Saint-Denis : le Pavillon de l’électricité. Douze mille lampes électriques éblouissent les spectateurs et permettent d’obtenir les premières photographies nocturnes d’une Exposition et des vidéos du ballet.
Dès 1892, les pièces de Loïe Fuller avaient été d’une très grande innovation. La danseuse, vêtue d’une immense robe claire (qui pouvait parfois utiliser plusieurs centaines de mètres de tissu), évoluait sur un fond noir, éclairée par des lumières de couleurs. Des machinistes, placés à différents endroits de la salle, dirigeaient sur elle la lumière d’un projecteur qu’ils tenaient de la main gauche, cependant que, de la droite, ils faisaient tourner un disque de verre divisé en secteurs de couleurs variées. Elle utilisait occasionnellement des miroirs qui renvoyaient sn image à l’infini. Cette mise en scène correspondait exactement aux théories optiques contemporaines (celles d’Eugène Chevreul, par exemple) qui inspiraient les peintres de l’avant-garde, les Néo-impressionnistes dont Signac et Seurat, et utilisaient cette nouvelle technologie qu’était l’électricité. Mallarmé la considérait comme l’incarnation même de l’utopie symboliste, il décrivit la danse de Loïe Fuller comme « ivresse d’art et, simultané, accomplissement industriel ».
Malgré une longue et impressionnante carrière, elle fut pratiquement oubliée après sa mort à Paris le 1er janvier 1928

29 mars 2012